Actualités
Espace client

Sécuriser l’accès au domicile après une séparation avant de remplacer les serrures

Publié le : 12/08/2026 12 août août 08 2026

Empêcher le retour du conjoint ayant quitté le domicile familial peut conduire l’occupant resté sur place à remplacer les serrures avant toute décision judiciaire. Pourtant, ce départ ne prive pas nécessairement l’intéressé de son droit d’accès au logement.

La réponse varie selon que le couple est marié, pacsé ou en concubinage, mais aussi selon les droits détenus par chacun sur le bien.

Le départ d’un époux autorise-t-il à changer les serrures ?

Le mariage implique une communauté de vie, tandis que le logement familial fait l’objet d’une protection spécifique.

Ainsi, le seul départ d’un époux du domicile conjugal n’autorise pas automatiquement l’autre à lui en refuser l’accès. Même apparemment définitif, ce départ ne rend pas sans risque un changement unilatéral des serrures, notamment lors d’un divorce ultérieur.

La propriété du bien ne suffit pas davantage à régler la situation. L’époux seul propriétaire ne peut donc pas nécessairement évincer immédiatement son conjoint.

Il peut être opportun de conserver les éléments établissant le départ, tels que des échanges écrits, des témoignages ou, selon les circonstances, un constat de commissaire de justice.

À quel moment l’accès peut-il être interdit pendant un divorce ?

Une fois la procédure de divorce engagée, le juge aux affaires familiales peut accorder provisoirement la jouissance du logement à l’un des époux.

Cette mesure précise lequel peut continuer à occuper les lieux durant la procédure et selon quelles modalités.

Lorsque la jouissance exclusive est attribuée à un époux et que l’autre doit partir, le remplacement des serrures peut alors être envisagé.

Après le divorce, le jugement et les droits respectifs sur le bien doivent être examinés. La situation demeure notamment délicate lorsque les ex-époux restent propriétaires ensemble.

Comment le logement est-il attribué en cas de violences conjugales ?

Face à des violences conjugales, la protection de la victime et, le cas échéant, des enfants devient prioritaire.

Le juge aux affaires familiales peut prononcer une ordonnance de protection, attribuer la jouissance du domicile à la victime et organiser l’éviction du conjoint violent.

Ces mesures peuvent être demandées sans attendre le prononcé du divorce.

Quels droits s’appliquent aux partenaires pacsés et aux concubins ?

Pour les partenaires pacsés comme pour les concubins, la solution dépend du statut d’occupation : propriété, cotitularité du bail ou bail détenu par un seul membre du couple.

En concubinage, la personne seule propriétaire ou seule titulaire du bail se trouve, en principe, dans une situation différente de celle d’un couple propriétaire ou locataire conjointement.

Avant tout changement de serrure, les droits de chacun doivent donc être précisément identifiés. Une séparation de fait ne permet pas toujours l’éviction du conjoint ; en cas de conflit, l’intervention du juge et l’accompagnement d’un avocat sécurisent le départ et l’occupation du domicile.

Historique

<< < 1 2 3 4 5 6 7 ... > >>
Navigateur non pris en charge

Le navigateur Internet Explorer que vous utilisez actuellement ne permet pas d'afficher ce site web correctement.

Nous vous conseillons de télécharger et d'utiliser un navigateur plus récent et sûr tel que Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla Firefox, ou Safari (pour Mac) par exemple.
OK